dimanche 17 février 2008

Dominique Sopo se décrédibilise dans le Monde

L'édition du Monde datée du 16/02/2008 vient de consacrer un article à l'agression dont a été l'objet les Insoumis-es il y a tout juste quinze jours. Un des agresseurs a été arrêté et placé en garde à vue. D'après le Monde, il est proche de SOS Racisme et appartient à son service d'ordre. L'agresseur est défendu par l'avocat habituel de SOS Racisme.
Dominique Sopo, le président de SOS Racisme, a déclaré que cette affaire était un "coup de pub des insoumises" relativisant l'agression en affirmant "qu'il n'y a pas eu mort d'homme." Y aurait-il une violence politiquement correct ? On entend déjà les cris d'orfrai que ce monsieur pousserait si il s'était agi de brutes d'extrême droite allant tabasser les filles d'une association anti-raciste et féministe ... L'hypocrisie laisse sans voix parfois. Le bon sens lui aurait pourtant intimé de condamner cette agression qu'elle soit un règlement de compte personnel ou qu'elle revêt un caractère politique. Quoiqu'il en soit, Dominique Sopo découvre à ses dépends que la surmédiatisation a aussi ses revers de médaille ... tout comme un certain Nicolas Sarkozy l'avait aussi découvert en son temps.

L'article du Monde précise : "Le parquet de Paris évoque un "règlement de comptes" comportant probablement une "dimension politique". (...) les policiers l'auraient interrogé [Note : l'agresseur] sur ses liens avec un proche conseiller de la secrétaire d'Etat à la ville ainsi qu'avec un haut responsable de SOS-Racisme" concluant ainsi :
"Cet incident intervient alors que les relations entre NPNS et les Insoumises sont dégradées. La venue de l'ex-députée néerlandaise d'origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort en raison de ses prises de position sur l'islam, a provoqué des tensions. Selon l'un des organisateurs du meeting de soutien à la militante, dimanche 10 février, NPNS se serait opposée à la présence des Insoumises parmi les associations invitantes "pour des questions de marquage de son territoire". Ces tensions ont conduit les organisateurs à ne faire référence à aucune des deux associations."