Le réseau TERRA infiltré par les Indigènes
Effectivement, le réseau TERRA, dédié au droit d'asile et aux problématiques rencontrés par les migrants, est bien infiltrée par les Indigènes de la République qui utilisent la mailing list de TERRA pour y envoyer leurs communiqués. J'en ai reçu plusieurs cette semaine.
Rappel des faits. Il y a environ une dizaine de jours, les indigènes ont diffusé sur la liste du réseau un texte calomnieux et vaguement menaçant à l'encontre de Ayaan Hirsi Ali.
A la suite de quoi quelques personnes ont réagi sur la mailing list en affirmant que ce texte pouvait bien être diffusé car, après tout, cela faisait partie du "débat". Bref, la complaisance est de mise. Pourtant, la question qui est posée ici n'est pas de savoir si il peut y avoir "débat" ou non autour du texte infamant contre l'ancienne députée néerlandaise. En réalité, il s'agit de savoir si un réseau comme TERRA a réellement vocation à servir de relai à la propagande haineuse d'un mouvement communautariste comme celui des Indigènes. Car si tel est le cas, l'image de TERRA ne peut s'en trouver que considérablement ternie.
L'idéologie portée par le Mouvement des Indigènes de la République a pourtant de quoi rebuter. A l'occasion d'une réunion publique, Sadri Khiari, membre du MIR, a expliqué que le racisme anti-blanc et l'antisémitisme dans les banlieues sont des "leurres" puisqu'ils sont le fait de "dominés" (c'est à dire de minorités ethniques) contre les "dominants" (c'est à dire la classe blanche majoritaire). Mieux : Sadri Khiari pousse l'abject en affirmant que le racisme d'un "dominé" contre les "dominants" serait de "l'anti-racisme" car il exprimerait une forme de résistance ! Je le cite dans son entier :
"Beaucoup d’anti-racistes qui pensent que le racisme est juste une affaire de mentalités rétrogrades se référent, à juste titre, aux vieux textes d’Albert Memmi. Or, celui-ci soulignait justement que le racisme n’existe que comme rapport de domination, c’est-à-dire qu’il repose sur et constitue un système de privilèges. Ce qui l’a conduit d’ailleurs, j’ouvre ici une parenthèse, à considérer que la haine raciale du colonisé vis-à-vis du colon n’est pas vraiment un racisme, même si elle lui emprunte ses formes et en est le produit. Il parlait à ce propos de « racisme édenté », c’est-à-dire qui ne repose pas sur une réelle puissance de domination, qui est désarmé. A proprement parler, sauf si l’on réduit le racisme à la catégorie fourre-tout de « haine de l’Autre », il n’existe pas de racisme du dominé racialement, si ce n’est comme expression inversée de la domination qu’il subit, un racisme que je dirais même anti-raciste dans la mesure où il exprime une forme de résistance qui reste prisonnière des catégories produite par le système racial/colonialiste. De ce point de vue, le « racisme anti-blanc », dont on accuse les nôtres aujourd’hui, est un leurre de même que l’« antisémitisme » de certains Arabes ou Noirs qui ne repose absolument pas sur l’exercice effectif par ceux-ci d’une domination statutaire sur les juifs."
Quelque chose a dû échapper à Sadri Khiari : la haine n'apporte en retour que la haine. Dire à des personnes victimes de racisme anti-blanc ou d'antisémitisme que ce qu'elles ont subi n'est pas du racisme c'est les pousser tout droit dans les bras de l'extrême droite qui saura exploiter leur détresse. En tenant de tels propos, Sadri Khiari donne un formidable coup de pouce à ceux là même qui font leur fond de commerce sur le racisme et la xénophobie envers les Noirs, les Arabes et les musulmans. Pour un mouvement qui prétend lutter contre le racisme et la xénophobie, ça la fout mal.
Rappel des faits. Il y a environ une dizaine de jours, les indigènes ont diffusé sur la liste du réseau un texte calomnieux et vaguement menaçant à l'encontre de Ayaan Hirsi Ali.
A la suite de quoi quelques personnes ont réagi sur la mailing list en affirmant que ce texte pouvait bien être diffusé car, après tout, cela faisait partie du "débat". Bref, la complaisance est de mise. Pourtant, la question qui est posée ici n'est pas de savoir si il peut y avoir "débat" ou non autour du texte infamant contre l'ancienne députée néerlandaise. En réalité, il s'agit de savoir si un réseau comme TERRA a réellement vocation à servir de relai à la propagande haineuse d'un mouvement communautariste comme celui des Indigènes. Car si tel est le cas, l'image de TERRA ne peut s'en trouver que considérablement ternie.
L'idéologie portée par le Mouvement des Indigènes de la République a pourtant de quoi rebuter. A l'occasion d'une réunion publique, Sadri Khiari, membre du MIR, a expliqué que le racisme anti-blanc et l'antisémitisme dans les banlieues sont des "leurres" puisqu'ils sont le fait de "dominés" (c'est à dire de minorités ethniques) contre les "dominants" (c'est à dire la classe blanche majoritaire). Mieux : Sadri Khiari pousse l'abject en affirmant que le racisme d'un "dominé" contre les "dominants" serait de "l'anti-racisme" car il exprimerait une forme de résistance ! Je le cite dans son entier :
"Beaucoup d’anti-racistes qui pensent que le racisme est juste une affaire de mentalités rétrogrades se référent, à juste titre, aux vieux textes d’Albert Memmi. Or, celui-ci soulignait justement que le racisme n’existe que comme rapport de domination, c’est-à-dire qu’il repose sur et constitue un système de privilèges. Ce qui l’a conduit d’ailleurs, j’ouvre ici une parenthèse, à considérer que la haine raciale du colonisé vis-à-vis du colon n’est pas vraiment un racisme, même si elle lui emprunte ses formes et en est le produit. Il parlait à ce propos de « racisme édenté », c’est-à-dire qui ne repose pas sur une réelle puissance de domination, qui est désarmé. A proprement parler, sauf si l’on réduit le racisme à la catégorie fourre-tout de « haine de l’Autre », il n’existe pas de racisme du dominé racialement, si ce n’est comme expression inversée de la domination qu’il subit, un racisme que je dirais même anti-raciste dans la mesure où il exprime une forme de résistance qui reste prisonnière des catégories produite par le système racial/colonialiste. De ce point de vue, le « racisme anti-blanc », dont on accuse les nôtres aujourd’hui, est un leurre de même que l’« antisémitisme » de certains Arabes ou Noirs qui ne repose absolument pas sur l’exercice effectif par ceux-ci d’une domination statutaire sur les juifs."
Quelque chose a dû échapper à Sadri Khiari : la haine n'apporte en retour que la haine. Dire à des personnes victimes de racisme anti-blanc ou d'antisémitisme que ce qu'elles ont subi n'est pas du racisme c'est les pousser tout droit dans les bras de l'extrême droite qui saura exploiter leur détresse. En tenant de tels propos, Sadri Khiari donne un formidable coup de pouce à ceux là même qui font leur fond de commerce sur le racisme et la xénophobie envers les Noirs, les Arabes et les musulmans. Pour un mouvement qui prétend lutter contre le racisme et la xénophobie, ça la fout mal.
